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  Interventions et Interviews :  
Parler d’échec de l’UMA est, à mon sens, excessif
Le 20 février 2009
Pour le SG de l’UMA, dans le domaine économique, des chantiers, notamment ceux relatifs aux infrastructures, à l’agriculture et à l’eau ne sont pas bloqués.
Il estime que la société civile permettra de dépasser la vision pessimiste qui prévaut chez l’opinion publique des cinq pays.
Le problème du Sahara peut être mis de côté et n’entraverait pas l’avancement de la construction de l’Union.


A 70 ans, le Tunisien Habib Ben Yahia, Secrétaire général de l’UMA, a une longue carrière diplomatique derrière lui. Ancien ambassadeur auprès de la Belgique, du Japon et des Etats-Unis, ex-ministre des affaires étrangères et de la défense en Tunisie, il sera pressenti en 2005 pour devenir le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Côte d’Ivoire. C’est toutefois à la direction de l’UMA qu’il sera nommé le 1er février 2006, pour un mandat de trois ans, conformément à la règle qui veut que le secrétariat général de l’UMA soit basé à Rabat, mais que son dirigeant soit de nationalité tunisienne. Ecartant l’affaire du Sahara - «le politique n’est pas de mon ressort, il relève des chefs d’Etat», M. Ben Yahia se montre aujourd’hui optimiste bien que conscient des difficultés qui continuent d’entraver la marche de l’UMA : «Je crois qu’il est temps que les Maghrébins sachent distinguer entre l’arbre et la forêt et, peut-être, se montrer moins pessimistes : on ne peut effacer la solidarité née de l’histoire, quels que soient les problèmes ou leur ampleur. (...) Nous pouvons dire : «Chacun pour soi et Dieu pour tous, et c’est ce que nous avons fait après nos Indépendances respectives, maintenant Dieu sera avec nous si nous sommes ensemble».

20 ans après la signature du traité de Marrakech le 17 février 1989, peut-on conclure à l’échec de l’expérience de l’UMA ?

Le terme «échec» est excessif. L’intérêt, la volonté politique des chefs d’Etat maghrébins, est encore là, solide et forte. Ces derniers m’ont reçu et m’ont donné les mêmes instructions pour consolider l’édifice de l’UMA. Nous en avons rêvé pendant la lutte pour l’Indépendance, et nous avons coordonné nos efforts afin de sortir du colonialisme, l’opinion publique maghrébine est consciente de cela. Aujourd’hui, 37 accords ont été conclus dans le cadre de l’UMA, et nous avons de grands espoirs d’accélérer le rythme du processus d’intégration. Reconnaissons-le, à vingt ans, nous en sommes encore au stade de l’adolescence par rapport à des ensembles régionaux âgés de 60 ans comme l’Union européenne. Bien sûr, nous rencontrons des problèmes, comme toutes les nations au monde, toutefois il existe des solutions à chacun de ces derniers, et j’espère que ce qui a ralenti notre marche va être bientôt résolu, et que le processus en cours à New York (NDLR : les négociations de Manhasset sur le Sahara) aboutira à des solutions.
En attendant, les commissions économiques et financières poursuivent leurs travaux. Sur le plan des infrastructures, les choses avancent : l’autoroute Casablanca-Fès-Oujda est sur le point d’être achevée, l’Algérie a construit un tronçon de l’autoroute Est-Ouest qui va de la frontière marocaine à Tlemcen jusqu’à Alger et se prépare à continuer jusqu’à la frontière tunisienne. La Tunisie poursuit la construction de sa propre autoroute pour la faire aboutir à la frontière libyenne, quant aux frères libyens, ils projettent d’élargir la route menant à la Tunisie. Par ailleurs, les commissions ministérielles, à l’image de la commission de l’agriculture, de l’eau et de l’environnement ou celle de la sécurité alimentaire, poursuivent leurs consultations autour de problématiques comme l’augmentation de la production céréalière à l’heure où les prix de ces denrées connaissent une véritable flambée, l’économie des ressources en eau, ou encore la lutte contre la désertification.

La construction d’un Maghreb uni impliquait des réformes profondes. Le prix à payer était-il trop élevé au point d’entraver sa construction ?

Ces réformes relèvent de la responsabilité d’Etats souverains. Pour avoir notre souveraineté, nous avons tous plaidé, milité, en coordonnant notre action. Chaque pays a été pris par ses priorités nationales : constituer un Etat moderne, des institutions, organiser des élections, je ne crois pas que c’est un manque de maturité d’avoir donné la priorité à des problèmes nationaux.

Aujourd’hui, peut-on considérer que les Etats maghrébins ont fini de se construire en tant que tels ?

C’est un long processus, les pays maghrébins ont fourni beaucoup d’efforts, rien qu’à juger par leur stabilité, leurs progrès. Il existe bien sûr des défis, souvent transfrontaliers, mais chaque pays connaît une certaine stabilité, les institutions fonctionnent, et un progrès a été enregistré sur le plan du développement démocratique. La politique des étapes a été instituée depuis la signature du traité de Marrakech, et d’ailleurs, en comparant les défis auxquels nous sommes confrontés, en comparant la cadence de la construction maghrébine à celle d’autres institutions et regroupements régionaux, nous constatons un progrès au niveau de la cadence des réunions, après des années de gel du travail maghrébin commun.

Aujourd’hui, l’Algérie s’est stabilisée, la Libye n’est plus isolée, toutefois, le désaccord entre le Maroc et l’Algérie entrave toujours le véritable décollage de l’UMA…

Lorsque nos pays ont signé le traité de Marrakech ce problème existait déjà, mais même dans la vie d’un couple, il peut y avoir des problèmes qui n’empêchent pas le mariage. N’oublions pas que les partenaires du développement du Maghreb, l’Europe, l’Amérique, le Japon, la Chine, ont cherché à ouvrir des dialogues avec les cinq pays de l’Union maghrébine, non pas sur le plan bilatéral mais sur le plan horizontal. Cela confirme que la communauté internationale a accordé beaucoup d’importance à la construction maghrébine, car il s’agit d’une source de stabilisation de toute la région. Selon la Banque mondiale, si on accélère la cadence de la construction maghrébine, la seule augmentation du volume du commerce intra-Etats de l’UMA qui en résulterait rapporterait 1,5 à 2 points de croissance supplémentaire du PIB pour chaque pays de la région, et si on ajoute les services, le chiffre est encore plus important. A l’heure où les pays de l’UMA cherchent à augmenter leur taux de croissance économique pour résoudre une série de problèmes, communs ou spécifiques, je crois qu’il va falloir maintenant accorder plus d’intérêt au processus, et se montrer plus optimistes en ne regardant pas l’arbre qui cache la forêt mais ce qui se passe dans la forêt.

Dans certains pays, secteurs privés et acteurs associatifs, impatientés, se mobilisent indépendamment de l’UMA…

C’est une bonne chose que la société civile se mette également à l’œuvre, car elle a à gérer une opinion publique maghrébine alimentée par des projections quelque peu pessimistes. A présent, je crois qu’il est temps pour nous de dire ce qui se fait. On peut peut-être nous accuser de manquer de visibilité, mais nous disposons aujourd’hui d’une assise importante, marquée par l’existence d’intérêts maghrébins croisés, et si nous continuons à développer ces intérêts transmaghrébins, je crois que nous pouvons accélérer la construction du Maghreb, et parvenir à ce que certains ont appelé le miracle maghrébin.

Différents pays du Maghreb ont passé des accords de libre-échange avec l’UE ou les Etats-Unis. Comment faire coïncider l’UMA avec ces différentes donnes nationales ?
Les accords bilatéraux, qu’ils soient intra-maghrébins ou extra-maghrébins, sont des accords positifs, pour le pays qui les a signés mais aussi pour les autres pays maghrébins. Les accords de libre-échange que nous avons conclus avec l’UE dans les années 90, dans le cas du Maroc et de la Tunisie, ont pris une ampleur extraordinaire.

Parallèlement à l’UMA, les pays du Maghreb ont intégré d’autres structures régionales comme la CENSAD ou l’Union pour la Méditerranée. Ces structures ne risquent-elles pas de concurrencer l’UMA en absorbant une part des efforts qui devraient y être consacrés ?

Non. Concernant l’Union pour la Méditerranée, les chefs d’Etat maghrébins ont été très clairs au sommet du 13 juillet 2008, à propos de notre apport à cet édifice méditerranéen, que nous avons appelé «Barcelone +». Nous avons été impliqués, tous les cinq, dans le processus de Barcelone, et nous espérons que l’UPM va également profiter aux Maghrébins. Il a été clairement dit qu’il n’y aura pas de substitution par rapport à cet ensemble sous-régional maghrébin. Aujourd’hui, des intérêts ont été créés, des échanges sont effectués, le commerce se développe rapidement, il existe donc une spécificité de l’engagement avec chaque pays, cet intérêt ne va pas détruire l’intérêt horizontal maghrébin, au contraire : un tel accord peut consolider les Maghrébins en incitant nos hommes d’affaires, dans le cadre de l’Union maghrébine des employeurs (UME), à coordonner leurs actions pour devenir plus agressifs sur les marchés extérieurs, tout en en bénéficiant des accords avec l’UE, et réaliser le partenariat maghrébo-maghrébin.

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