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  La presse maghrébine
Pour une stratégie financière maghrébine harmonisée Imprimer  Envoyer
Le 18 juillet 2008
Source : Business News
Une crise économique et financière menace les pays du monde entier. Elle est considérée par les experts, comme étant plus grave que celle de 1929. Une crise unique en son genre et différente de celles qu’a connues le monde, au milieu des années 1980, dans les pays de l’Amérique Latine, et dans les années 1997/1998, dans les pays du Sud est asiatique. La crise économique et financière actuelle, due aux subprimes (crédits fonciers à haut risque), aux USA, s’est vite transformée, tel un feu de forêt, en une crise économique et financière internationale dont l’impact a touché toutes les économies. Mondialisation oblige ! Le Maghreb n’est pas à l’abri. Quelles seront les conséquences sur le secteur financer maghrébin ? A cette interrogation, l’Union Maghrébine des Banques, en collaboration avec l’Association des Professionnels de Banque (APB) ont tenté d’apporter des éléments de réponse, dans le cadre d’une rencontre placée sous le thème : « La crise financière internationale et ses répercussions sur le secteur bancaire et financier maghrébin ».

Au cours de la période 2001/2006, le marché de l’immobilier aux USA a connu un épanouissement certain, du à la baisse des taux d’intérêts. Cette situation a encouragé les sociétés financières et les banques à être plus laxistes et plus abordables au niveau de l’octroi de crédits à haut risque (Subprimes). Il s’agit en fait de crédits accordés aux catégories à faibles revenus, à un taux variable. Or, c’est trop beau et trop facile pour durer éternellement. En effet, cette politique financière adoptée par les USA, pour contrecarrer la crise des valeurs technologiques, s’est avérée, à la fin de la course, néfaste, non seulement pour les Etats-Unis, mais aussi pour l’ensemble des économies mondiales. Elle a débouché sur une crise économique et financière d’abord locale, survenue suite à la hausse vertigineuse des taux d’intérêts principaux. Les bénéficiaires se sont trouvés dans l’incapacité de rembourser les crédits, coûts trop élevés et chute des prix de l’immobilier, oblige ! L’effet boule de neige n’a pas tardé à se manifester et les sociétés financières ont perdu leur équilibre financier. Pire encore, les institutions de crédits américaines ont été à l’origine de l’aggravation de la crise et de sa propagation dans le monde. Elles ont, en effet, promu des outils d’investissements complexes et non transparentes dont certains ont été mis sur les marchés financiers internationaux, et d’autres ont été préservés par les principales banques internationales afin d’améliorer la rentabilité, sans prendre en considération les règles prudentielles dans la gestion des risques. D’où une crise de confiance dans le système financier mondial. Un problème grave de liquidité et une baisse inquiétante des indicateurs de la bourse mondiale ont suivi. Ces deux problématiques énormes ont coïncidé avec la hausse vertigineuse des prix des carburants et des prix des produits alimentaires. Le processus de développement, et de stabilité sociale dans le monde s’en est trouvé davantage handicapé.

De l’avis des experts, l’actuelle crise financière internationale est unique en son genre. Elle est différente de celle de 1997/1998, due à l’inadéquation entre la politique de change, les politiques financières et le degré de la libéralisation du capital, dans les pays du Sud-est asiatique. Elle est différente aussi de celle qu’ont connue les pays de l’Amérique latine, au milieu des années 1980, et qui est due à une crise d’endettement. La crise actuelle est unique enfin, parce que ce sont les pays en développement qui en subiront principalement, les conséquences, bien qu’ils n’aient pas été à son origine.
Au regard de M. Baccar, l’actuelle crise a fait ressortir les insuffisances du système financier mondial, et ce en dépit des multiples expériences qu’il a connues. Les évènements ont démontré, et à plusieurs reprises, la vulnérabilité du système financier. Les efforts des agences de notations et des organismes de contrôle aussi bien locaux qu’internationaux en matière de gestion et d’évaluation de risque, n’ont pas réussi à être en phase avec les développement rapide et les innovations successives en matière de produits financiers et de méthodes de gestion et de prévention des risques. La hausse des prix des carburants, des matières premières et des produits alimentaires est un phénomène étroitement lié à la crise. Il l’a aggravée. Car, les produits alimentaires et les matières premières se sont transformés en outils financiers obéissant aux règles de la spéculation dans les marchés financiers internationaux, perturbant ainsi, et la stabilité sociale dans le monde et la croissance, dans les pays en voie de développement.
D’un autre côté, la crise actuelle a fait ressortir les risques graves du creuset entre l’économie réelle et le domaine financier dont l’inflation énorme constitue, désormais, une force occulte difficile à contrôler et encore moins à influencer. A cette crise financière internationale, les chocs que connaît le monde, notamment au niveau de la hausse des prix, n’arrangent pas les choses. Les pays en voie de développement et les pays émergents sont les proies et les victimes idéales. Ils seront, en effet, incapables de répondre aux besoins alimentaires de leurs peuples et en même temps de préserver leurs équilibres financiers.
Mais dans tout cela, il y a quand même un point assez positif, celui du rôle assuré par les Banques centrales des pays dans le monde. En effet, elles ont contribué à contenir la crise et en atténuer les conséquences et les répercussions, grâce à leur capacité à interagir avec leur environnement et à être en phase avec les développements rapides au niveau de l’industrie financière. Néanmoins les interventions des Banques centrales risqueraient d’atténuer l’attention des institutions financières quant à l’évaluation du risque. D’où, l’interrogation sur le rôle des Banques centrales dans le traitement de la crise et ses priorités pour garantir la sécurité financière et offrir les meilleures conditions à la pérennité du développement. Pour ce faire, il est important, voire impératif, que la communauté internationale financière respecte certaines lignes rouges et se penche rapidement sur l’étude des causes réelles de la hausse excessive des cours de l’énergie et des matières premières. L’objectif en est la prise de mesures énergiques pour mettre un terme aux abus de la spéculation et du monopole dans les marchés internationaux.
« Il est apparu clairement que le traitement de la crise financière actuelle exige une démarche collective rigoureuse en vue de trouver des solutions urgentes de nature à contenir ses répercussions et à éviter le déclenchement d’une telle crise », a indiqué le Gouverneur de la BCT.
Les pays Maghrébins ne sont pas à l’abri d’une crie financière. Ils ont tous, ou presque adhéré à une mondialisation qui, désormais, ne les protège pas des impacts de cette crise économique et financière. Or, le Gouverneur de la BCT a précisé, que jusque là, on n’a pas enregistré des conséquences directes de la crise sur le secteur financier maghrébin, vu que les banques locales n’interviennent pas, pour le moment, dans les outils financiers perturbés par la crise des garanties de l’immobilier. Il n’en demeure pas moins que la crise économique et financière internationale, a élargi le recours à l’endettement sur les marchés financiers internationaux, ce qui ne manquera pas d’avoir des conséquences négatives sur la mobilisation des ressources extérieures pour appuyer l’épargne nationale dans le financement de l’investissement. Par ailleurs, le ralentissement de la croissance de l’économie mondiale et notamment de celle de l’Union européenne, risquerait fort d’influer négativement sur la demande extérieure et, partant, sur les exportations maghrébines et la croissance dans la région.

Aussi, au cours de la prochaine étape, serait-il judicieux d’intensifier les efforts de coopération entre les secteurs financiers maghrébins afin de renforcer davantage la solidité des organismes financiers, d’enraciner la culture de la transparence et d’œuvrer à asseoir un secteur financier maghrébin intégré dans son environnement extérieur et capable de se prémunir contre les crises mondiales. D’où, l’impératif de mettre en place, une stratégie commune maghrébine favorisant la coopération et la coordination des systèmes financiers maghrébins. Une stratégie basée sur l’harmonisation des règles de contrôle bancaire, affirme M. Baccar. Une stratégie, a-t-il ajouté, dont les objectifs ne sont autres que la mise en place des systèmes communs de maîtrise des risques bancaires dans les pays de l’UMA.

Une stratégie d’harmonisation est impérative par les temps qui courent, d’autant plus que les Banques centrales maghrébines se préparent à adopter les règles de Bâle 2. En attendant que l’Union du Maghreb Arabe se concrétise réellement, il serait judicieux que les Banques centrales maghrébines et le secteur financier maghrébin renforcent leur coopération et surtout leur coordination afin d’éviter une crise financière et économique dont on n’a vraiment pas besoin.

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