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le Maroc est prêt à écrire une nouvelle page avec l’Algérie [18/02/2009]
Source: El Khabar

Le Royaume Marocain a appelé les autorités algériennes à prendre au sérieux son approche vis-à-vis du conflit entre ce pays et le Sahara occidental.

Il a exprimé son entière prédisposition à mettre un terme aux différends bilatéraux, « afin de donner un nouveau souffle à l’Union du Maghreb Arabe », dont on a célébré, hier, le vingtième anniversaire.

M. Khalid Naciri, Ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement Marocain, a indiqué dans une interview accordée à El Khabar, que Rabat exprime une nouvelle fois, à l’occasion de la commémoration du 20éme anniversaire de la création de l’Union du Maghreb Arabe, le souhait des Marocains de mettre un terme aux différends qui ne serviront pas les intérêts de l’Union Maghrébine. M. Naciri a salué le peuple Algérien qu’il « estime et qu’il respecte ».

Ce responsable a exprimé le souhait de son pays de vivre dans des conditions caractérisées par le respect et de retrouver les relations de fraternité entre les Algériens et leurs frères Marocains. Il a veillé à affirmer l’entière prédisposition du Maroc à faire disparaître la haine entre les deux parties. « Voici mes mains, je les tends aux Algériens pour ouvrir une nouvelle page et pour en plier définitivement une autre, pleine de différends qui ont caractérisé nos relations », a-t-il déclaré.

Les déclarations de Naciri s’inscrivent comme un appel aux responsables supérieurs Marocains, dont le Roi Mohammed VI, à rouvrir les frontières entre l’Algérie et le Maroc, fermées depuis l’été 1994. Concernant ce conflit qui a caractérisé les relations bilatérales entre les deux pays, depuis l’été de 1994, M. Naciri nous a révélé par téléphone qu’« en toute sincérité et fraternité, nous croyons que le Maroc a fourni des efforts considérables pour résoudre le conflit au Sahara Occidentale.

La position du Maroc concernant cette question n’est pas la même que celle de 1975, et nous souhaitons que les Algériens prennent en considération cette évolution », a- t-il conclu.